Qu'est-ce qu'un EPM ?

EPM, pour Enterprise Performance Management, est un terme qui ne parle pas à tout le monde, et c’est normal : il s’est surtout imposé dans des structures de taille déjà conséquente, là où la fonction finance a le temps et le vocabulaire pour le manier au quotidien. Dans une PME ou une ETI qui cherche à sortir d’Excel, on formule rarement sa recherche avec ce mot-là. On cible une solution d’élaboration et de suivi budgétaire, une solution de prévisions budgétaires, ou tout simplement un outil de reporting qui tienne la route. C’est la même famille de solutions, sous un nom plus courant que celui qu’emploient les éditeurs.

Ce n’est pas qu’une question de vocabulaire. Une enquête menée par Micropole et Grant Thornton auprès de plus de 300 professionnels finance (contrôleurs de gestion, DAF, DCDG) montre que 67 % d’entre eux jugent leurs outils de pilotage mal orientés vers leurs besoins réels. Les EPM dits classiques ont souvent hérité de cette réputation à juste titre : des projets lourds à mettre en œuvre, pensés davantage pour une direction IT que pour une équipe finance, avec un niveau de complexité qui dépasse largement ce dont une PME ou une ETI a besoin pour piloter son budget, ses prévisions et son reporting.

Quel que soit le nom qu’on lui donne, choisir cette solution ne consiste pas à comparer une liste de fonctionnalités. Pour une direction financière, la vraie question est plutôt : « Quelle solution va nous permettre de fiabiliser nos données, d’accélérer nos cycles budgétaires et nous aider à piloter la performance de l’entreprise, sans recréer une dépendance et/ou une boîte noire dont nous cherchons justement à sortir ? ».

Nous allons ici vous proposer un cadre pour établir ce choix à partir de vos usages réels (budget, forecast, reporting, consolidation, cash, costing), une grille de 7 critères pour comparer les solutions sur le fond et la bonne façon d’évaluer ces critères en démonstration plutôt que de les prendre pour argent comptant.

Qu'est-ce qu'un EPM ?

Quand les fichiers Excel dispersés fragilisent le pilotage

La plupart du temps, les équipes finance qui commencent à regarder le marché EPM ne cherchent pas un outil de plus. Elles cherchent une réponse à des irritants précis, déjà bien identifiés en interne avant même la première démonstration.

Des budgets construits dans des fichiers dispersés, dont la fiabilité se dégrade à mesure que les versions se multiplient. Des prévisions mises à jour trop tard pour soutenir un pilotage réactif, alors que l’activité, elle, ne ralentit pas. Une consolidation qui mobilise des heures de contrôles manuels avant de pouvoir être présentée en comité. Des reportings qui doivent être démultipliés pour ensuite être diffusés aux bons utilisateurs, au bon niveau de détail, sans tout reconstruire à la main. Enfin, une dépendance à l’IT qui freine chaque évolution, du plus petit ajustement d’une interface ou d’une maquette jusqu’au changement de structure organisationnelle.

Fichiers Excel dispersés

Partez de vos usages avant de comparer les fonctionnalités

Le suivi des dépenses

Le bon réflexe, avant de regarder une seule solution, consiste à cadrer ce que vous attendez d’un EPM. Un logiciel pertinent s’aligne sur vos processus, pas l’inverse : c’est à votre organisation de définir le point de départ sur la base de votre métier, de vos attentes et de vos spécificités, l’outil doit se mettre à votre service.

Identifiez d’abord le ou les processus à sécuriser en priorité, celui où un gain rapide sera le plus visible : souvent le budget ou le forecast, parfois la consolidation ou le cash. Précisez ensuite les dimensions, les hiérarchies et les niveaux d’analyse dont vous avez réellement besoin pour piloter, ni plus ni moins : un modèle surdimensionné dès le départ coûte cher à maintenir pour un bénéfice qui ne suit pas. Recensez qui doit contribuer, valider ou simplement consulter de la donnée, et selon quels droits ; cette cartographie sert autant à cadrer le projet qu’à évaluer les solutions ensuite. Fixez le niveau d’autonomie dont vous souhaitez que vos équipes finance disposent, en étant honnête sur ce que vous êtes en mesure de réellement prendre en charge. Et posez, avant de signer quoi que ce soit, les indicateurs qui diront si le projet a réussi : délai de mise en œuvre, fiabilité des chiffres produits, adoption réelle par les équipes, temps gagné sur les étapes clés du processus budgétaire (collecte, consolidation, production et diffusion des reportings) et niveau réel d’autonomie des équipes.

Évaluez les 7 critères essentiels pour choisir un logiciel EPM

La couverture des usages métier

Un

La couverture des usages métier

Vérifiez que la solution couvre les processus réellement prioritaires identifiés plus haut : élaboration budgétaire, prévisions d'atterrissage / forecast, reporting, consolidation, prévisions de cash, prévisions de masse salariale, calcul de coût / costing, analyse de rentabilité. La couverture doit correspondre à minima à vos besoins actuels, sans vous limiter ou vous enfermer si le périmètre s'élargit dans deux ans.

Deux

L'autonomie des équipes finance, le critère finalement le plus différenciant

C'est le critère qui sépare les projets qui durent des projets que l'on regrette. La plupart des évaluations se font sur une démonstration bien rodée, où tout fonctionne parfaitement le jour J. La vraie question ne se pose pourtant pas ce jour-là : elle se pose 6 mois plus tard, au premier changement d'organisation, quand un centre de coûts se scinde en deux ou qu'un nouveau produit apparaît. À ce moment-là, soit vos équipes finance paramètrent elles-mêmes, en maîtrise, le modèle, les règles et les workflows concernés, soit elles rouvrent un ticket et attendent. Vérifiez donc moins ce que la solution sait faire aujourd'hui que ce que vos équipes sauront en faire seules demain.

Trois

La fiabilité et la gouvernance des données

Examinez les contrôles à la saisie, les circuits de validation, la traçabilité des modifications et la gestion des habilitations. Une solution fiable sécurise la donnée dès sa collecte, pas seulement au moment de la restituer : c'est la différence entre un chiffre qu'on peut défendre en comité et un chiffre qu'on espère juste.

Quatre

La simplicité d'utilisation et l'adoption

Observez l'ergonomie et la proximité avec les outils déjà utilisés par vos équipes, Excel et Power BI en particulier : une interface familière réduit la résistance au changement et le temps de formation. Elle ne doit toutefois pas devenir un prétexte pour renoncer à structurer les processus, au risque de recréer, dans un nouvel outil, le même désordre que celui qu'on cherchait à quitter.

Cinq

L'intégration et la diffusion des analyses

Vérifiez la connexion avec vos sources de données existantes, les capacités d'import et d'export, et la façon dont les résultats se diffusent ensuite. Un tableau de bord qui reste dans l'outil sans atteindre les bons utilisateurs, au bon niveau de droits, n'a finalement pas plus de valeur qu'un fichier Excel envoyé par e-mail.

Six

Le déploiement, l'accompagnement et la sécurité des données

Comparez les délais de mise en œuvre, les ressources internes réellement mobilisées et la qualité du support une fois le projet lancé, pas seulement pendant la phase de vente. Examinez aussi le lieu d'hébergement et les engagements de souveraineté, en particulier pour des données aussi sensibles que votre masse salariale, vos investissements et vos marges.

Sept

Le tarif et le coût global du projet

Le prix de la licence ou de l'abonnement n'est qu'une partie du budget. Le paramétrage, la reprise des données, les interfaces avec vos systèmes existants, la formation, le support et les évolutions futures s'ajoutent, souvent facturés séparément par un partenaire de l'éditeur. Comparez les offres sur un périmètre réellement équivalent, puis mettez le coût total sur plusieurs années en regard de ce qu'il doit rapporter : moins de traitements manuels, des cycles plus courts, des chiffres plus fiables, et des équipes qui gagnent en autonomie plutôt que de rester dépendantes d'un prestataire. Autant de leviers qui, au bout du compte, améliorent directement votre rentabilité.

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Comparez les solutions avec un scénario de démonstration concret

Une démonstration bien préparée ne se contente pas de dérouler l’outil. Elle reprend un scénario proche de votre réalité, avec vos processus, vos contraintes de diffusion et le niveau d’autonomie que vous avez fixé plus haut. C’est souvent à ce moment précis que se révèle l’écart entre un discours séduisant et une solution réellement exploitable au quotidien.

Le test le plus révélateur reste celui de l’autonomie, justement parce que c’est le critère le plus facile à survoler en démonstration. Challengez les démonstrations, demandez à ce que des changements de règles, des ajouts de dimensions, voire des mises à jour de modèles proches de votre contexte réel soient réalisés en direct. Ce que vous observerez à ce moment-là (la facilité, le temps que ça prend, le niveau de stress de votre interlocuteur !) en dit plus long que n’importe quelle réponse donnée à l’oral.

Au-delà de ce test, vous pouvez aussi proposer un jeu de données, des exemples de maquettes de saisie et de reporting et vérifier comment l’ensemble se retranscrit dans l’outil. Observez la facilité de restitution dans Excel, Power BI ou dans des tableaux de bord dédiés. Questionnez le délai de mise en œuvre et les ressources internes réellement nécessaires, et faites confirmer par écrit les engagements que vous jugez incontournables tels que l’hébergement, la sécurité et la souveraineté des données.

Pourquoi choisir le logiciel EPM Opteva ?

Opteva répond à cette grille par construction, pas par une liste de cases cochées après coup. La couverture s’étend au budget, au forecast, au reporting, à la consolidation, au cash et même au costing, dans une seule plateforme qui adresse ces besoins en standard sans développement spécifique par client.

Sur le critère qui compte le plus, l’autonomie, le paramétrage de vos modèles, de vos règles, de vos dimensions et de vos workflows reste entre les mains de vos équipes finance, sans ligne de code et sans dépendance à un intégrateur pour faire vivre le modèle après le déploiement. Les contrôles, la traçabilité et les habilitations sécurisent la donnée dès sa collecte. L’environnement reste familier puisque la solution s’appuie notamment sur Excel et Power BI, pour une adoption rapide sans renoncer à la structuration des processus. L’hébergement en France répond aux enjeux de souveraineté propres aux données financières et l’accompagnement reste assuré par une équipe de proximité, du cadrage initial aux évolutions futures.

La meilleure façon de vous en assurer reste celle décrite plus haut : une démonstration construite à partir de vos usages, avec vos équipes aux commandes plutôt qu’un consultant qui pilote à votre place.

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